Alain Crozier

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LC73 journal  > archives > janvier à mars 2005


Janvier 2005


02 janvier 00:59
For what you dream of
Il y a  bien longtemps que je ne m'étais couché si tard ce matin. Sorti hier avec Dido, Pol et Laurent dans un pub puis un boite. Dans la boite, la grande salle, je l'ai vite baptisé "Petasseland". Le bar et le reste, c'était "Blaireauland". Ce n'est pas dans ce genre d'endroit que je trouverai l'intéressante âme soeur. Du moins, pas dans celui-là. Sympa quand même comme soirée. Dansé. C'est pas que j'aime pas danser. c'est juste que je suis difficile. si la musique ne me transperce pas le corps, je ne peux pas danser... Ok pour Saint-Etienne, Happy Mondays, The Farm, Pet Shop Boys... hier il y eut juste un Daft Punk.
Pour se qui est de faire de la musique, je dois en écouter en faisant abstraction des paroles, avoir dans la tête la construction des rythmes. Pour ce qui est de tous mes projets, toutes mes envies, la prochaine personne qui me fait perdre mon temps, dans tous les domaines, je la zappe direct.
J'ai souhaité la bonne année à toute le monde, on me la souhaité mais... L'année commence juste que... On a beau changer d'année, je suis toujours sensible, et touché, quand j'apprends qu'une personne qui fut si proche va mal, je ne peux pas aller vraiment bien. Une grosse douche ce soir, grosse comme le monde. Une personne avec qui j'ai passé tant de bons moments. Que je sois seul, qu'elle ne veuille plus me parler, ce n'est pas tant le problème. Elle va mal. Là, j'ai juste envie de vomir en pensant à ça...


04 janvier 01:55
12-36 ( il s'est enfui dans un cinéma)
Je n'ai pas gerbé J'ai toujours cette même retenue inconnue, rencontrée plusieurs fois depuis des mois, des mois et des mois, en croisant une intense envie de vomir ou pleurer...
Une crise de créativité aigue aujourd'hui. J'ai commencé à plancher sur trois idées de diaporama pour la soirée du 19 février... Je gère ce pic avec tout ce qui gravite autour de moi, les projets en cours, les divers suivis d'affaires. Je ne tourne pus autour du pot, je vais au fonds de ma pensée, j'y vais direct, sans détours. Je n'attends plus que les petites notes de choses à faire s'entassent à me rendre désappointé. Je prends la première que je trouve et je l'élimine dans la journée. Le leitmotiv, c'est gagner du temps, surtout ne pas en perdre. Comme ça, j'en ai pas pour gamberger en accumulant la satisfaction du "devoir" accompli. Je me tiens, je me maintiens, pardon, à ce nouveau régime d'après jour de l'an. Plus de questions, que des réponses.
Je n'ai jamais autant été aussi souvent au cinéma depuis que j'ai déménagé, depuis deux mois. Presque tous les quinze jours. Ce soir Ocean's Twelve, jeudi sûrement 36 quai des Orfèvres.
Je dois vous avouer quelque chose ce soir. J'ai toujours été protégé. Par une bulle mystérieuse autour de moi. Comme si rien de très très grave ne pourrait m'arriver. J'ai frôlé l'irréversible en plusieurs fois. J'ai rencontré des fous tueurs potentiels, l'un l'a été. J'ai peut-être croisé des vrai criminels...
Un rapport entre la retenue et la bulle ? C'est la seule question qui me traversera l'esprit ce soir.
Car je suis bien serein ce soir...


06 janvier 23:29
Le retour du grand blond
Acheté donc la bande originale de Ocean's twelve en sortant du boulot. Il y a longtemps que je n'avais pas craqué pour une musique dès sa première écoute. Depuis Scala on the rock. Par contre, il n'y avait plus Le grand bond en arrière de Serge Halimi, j'ai du le commander.
Fais des devis  chez la photographe pour la soirée expo du 19 février. Quelques courses. Finalisé la soirée surprise de demain soir pour Dido. Ai mis assez d'écran de fumée pour qu'elle n'y voit que du feu...
Depuis mardi, un mystérieux inconnu (les inconnus sont, certes, souvent mystérieux) m'envoyait des photos anciennes de... moi ! C'était fantastique de replonger au milieu des années 90. Ces photos me rappelaient des endroits, des personnes, mais impossible de dire où et avec qui. J'avais bien quelques idées... Et puis j'ai finalement trouvé l'expéditeur. Il est donc de retour, "le DJ" du Mamba comme on l'appelait. Un des trois meilleurs que j'ai connu avec un black qu'on avait formé avec ma bande à la musique "pas comme les autres", le troisième, mais certainement pas le denier, étant  DJ Fernando, le plus grand et fameux de tous. A vrai dire, ce sont les trois meilleurs, et ce n'est pas nécessaire de savoir qui était le meilleur, ils étaient trop différents. Pas vraiment une nostalgie tout ça, plutôt se retourner sur son passé...
Quand j'avais rencontré Fred l'été dernier, j'avais repensé au DJ. Lui et le DJ ayant une ressemblance physique frappante, et la musique est beaucoup pour eux. Ca serait drôle qu'ils se rencontrent un jour. Ils seraient peut-être gêné de se voir ?
Romain et Fred m'ont aidé hier soir pour les dernières questions techniques que je me posais à propos de la fabrication de diaporama. J'ai commencé ce soir le premier des trois que je présenterai le 19 février, en même temps que les débuts en public de l'Ecole de LC.
Eu aussi Crys, on s'est rapproché ces derniers jours. Je regrette de plus en plus que LC ne soit pas dans le Connecticut. Et puis, cet après-midi, j'avais une grosse envie d'aller à New York dans le soleil couchant...




10 janvier 00:46
En route pour l'ecole de LC
Une publication inattendue, originale, à Munich. Une étudiante allemande, Ursula, en stage à Paris récemment, est tombée amoureuse de mes poèmes sur Paris et m'a demandé si je l'autorisais à en mettre un à la fin de son mémoire de stage... Cela m'a touché. Jamais je n'aurai pensé à ça.
Un peu surréaliste samedi matin. Dans les haut parleurs du centre ville de LC passait une compilation de la Mano Negra. Encore une journée bien rempli. Avant que midi sonne, je devais impérativement  envoyer un recueil à une maison d'édition que l'on m'a conseillé à multiple reprise, et emmener des images chez la photographe pour des développement tests en vue de la soirée exposition du 19 février avec l'Ecole de LC dont ce sera les débuts officiels. J'avais convié le soir chez moi les différents membres de l'Ecole pour mettre au point notre participation et nos performances. Pour qu'ils fassent plus connaissance entre eux. Pour que des échanges et des idées fusent. La manifestation se met en place. Il y en aura pour tous les goûts, de l'art sous presque toutes ses formes.
Réunion où j'ai appris, avec soulagement, que les balcons de l'ancien Mamba et future salle des fêtes seraient conservé. Je ne suis pas le seul à être rassuré quant à l'architecture de cette salle que nous espéreront bien investir pour d'autres soirées au bout de la nuit. Avec Fred D et Jean-Seb, on va réactiver notre association. Les idées et points de vue communs le permettent amplement. Faire des soirées artistiques, originales, pour financer notre école et lui permettre de se faire connaître. S'exporter. S'aider également de moyens de communications attractifs en déclinant le concept "LC".
Un tour à Roanne cet après-midi, mais Pikinasso est fermé jusqu'à début mars. L'autre galerie, qui se tenait près du théâtre, s'est envolée. Les bouquineries et disquaires où j'allais chiner plus jeunes, ont disparus... La ville de Roanne n'a jamais autant ressemblé à une vaste musée en plein air que ce dimanche après-midi d'hiver. Et pourtant elle tourne...


10 janvier 23:17
Les aventures de... Tintin
Et oui ! Je replonge dans ses aventures, comme tous les deux ans à peu près. Tintin, ce n'est pas rien, on a beaucoup disserté sur lui. Pour ainsi dire, ces aventures, cela pourrait être les miennes, au fil des rencontres, avec Michel du Congo, Crys d'Amérique, Augusto, Ariam, John, Zsobe, Kamel, Eddy, Van, Jen, Fabio... Amérique du Nord, Latine, Europe Central et de l'Est, îles, continent, antipodes, Afrique, Sud ou Nord. Et quelques Belges bien sûr...
Je sens déjà l'envie, ou le besoin, de repartir sur la route, faire des centaines de kilomètres et changer d'air. Vu mon programme des prochaines semaines, ce n'est pas possible en ce moment. Je peux attendre jusqu'à printemps. Finir l'hiver comme je l'ai commencé, dans la construction, pour que l'oiseau s'envole en même temps que les fleurs fleuriront.
De tout façon, c'est pas pour cette semaine. Aujourd'hui, j'ai encore fait un dossier de subvention, le dernier, pour les soirées littéraires de LC. Demain, match à Gueugnon contre Clermont. Mercredi une audition d'artistes pour la soirée expo. Jeudi c'est une réunion pour la démocratie animée par Arnaud Montebourg... Pour le moins varié tout ça, mais j'arrive encore à y retrouver mes petits.
Et puis demain c'est...


11 janvier 10:37
L'Age de raison
32 ans. William Thacker rencontrera enfin Bridget Jones... Je rentre dans ma 33ème année, dans un an, j'aurai l'âge du Christ ... Mais bon, je ne peux plus trop me laisser pousser la barbe comme lui, j'aurai un petit air de George Clooney.
Le temps est à l'apaisement avec tout le monde. C'est une chose que je voulais... même si c'est moi qui appuie souvent sur la pédale de la paix.
Quoi comme cadeau ? Et si Jérôme marquait un but pour son grand retour contre Clermont ce soir, après sa grave blessure ? Ou un appel...

L'âme soeur, c'est la personne avec qui on partage sa vie.


18 janvier 02:10
Histoire d'O... Brother
La formule toute faite "il y a longtemps que je n'avais pas écrit dans ce journal" vaut surtout par la réalité. Près de dix jours que je suis très pris par l'organisation des soirées littéraires de LC... J'ai du me mettre aux tableaux de bord pour y voir plus clair dans tout ce que je dois faire...
Entre cela, qui est un sacré travail d'organisation (penser à tout, surtout), et mon apprentissage du métier de formateur-travailleur social, je ne peux pas me dire que je ne vaux rien.
Augusto m'a enfin envoyé son texte sur son Mexique pour ma page people. Mais je n'aurai pas le temps de publier ce texte avant quelques jours... trop de travail, je dis. La prochaine destination devrait être l'Allemagne de Ursula. Elle m'a offert un rare moment d'évasion dimanche, par la lecture de son mémoire sur son séjour à Paris cet été. Ai aussi apprécié samedi soir le diapo de Crys sur l'histoire des USA.
Les lundis, cela aurait pu être un petit cycle Ethan et Joel Cohen. Devant le duel fratricide de lundi dernier, Impitoyable cruauté contre O' Brother, j'avais choisi de décaler la vision de ce dernier d'une semaine, et de le faire suivre d'un documentaire sur la femme qui se cachée derrière l'auteur d'histoire d'O...
Plonger dans l'O... hum...
Mais des problèmes d'enregistrement un peu bête (pas le bon canal ou pas de son) on eu raison de ma soirée télé. La soirée O tombe à l'eau !  Finalement, j'ai bossé jusqu'à maintenant sur mes soirées...

C'est bizarre, mais certaines fois, pas systématiquement, plus il y a de monde autour de moi, plus je me sens seul. Comme au stade l'autre soir.


19 janvier 23:10
Lune
35° en dessous de zéro... Il fait froid au pays de Lune... On s'est parlé un peu hier, se réchauffant. C'était bien. Elle n'a pas changé, toujours aussi modeste sur ce qu'elle fait. Cela m'a permis de me ressourcer dans ses mots. 99% des blog/journaux n'ont aucun intérêt littéraire, le sien est...
intrinsèquement le plus puissant, je n'en connais pas d'équivalent.
Je l'ai toujours pensé.
J'aime tout. Son style. Il n' y a pas à expliquer. C'est comme aimer une personne, certaines choses ne s'explique pas concrètement, elles se vivent.
Rien à améliorer, juste à laisser son esprit s'exprimer. Elle a un haut niveau d'écriture. Qu'elle ne se demande pas l'impossible Everest.
Personne n'est parfait,
mais elle est
déjà dans les sommets..

Si j'arrivais à ses chevilles, j'y resterai un moment déjà...

Laisse l'or de tes doigts faire ce qu'ils font si bien...

XXX

 

21 janvier 23:37
Fantômes fantomatiques
Suis allé voir Sylvie ce soir, je sais qu'elle est pas trop en forme en ce moment. J'y serais allé avant si j'avais moins le rhume (pas la peine de lui transmettre), et si la préparation des soirées littéraires ne m'avait pas tant pressé et m'oppressé. Depuis hier soir, depuis que j'en ai fini des démarches pour organiser ces soirées, depuis que j'ai fini de noter, de courir, d'écrire, de téléphoner, de faire des connexions, je sens un soulagement... Catharsis, j'écris ton nom...
Sylvie me trouve en pleine forme. Malgré le rhume et un peu de fatigue. Ce n'est pas que je cache bien ma solitude, que j'en parle pas, mais pour ce qui est de cela, j'ai pas le temps d'y penser. Elle me demandait mon truc. C'est hyperactivité. Même si dimanche, je sais que je sentirais par moment l'absence d'une présence.
J'ai aussi dit à Sylvie que Le murmure des fantômes m'a déçu. Moins de pistes que dans un livre de Lelord et André. Beaucoup moins de notes prises. Que je n'ai pas trouvé ce livre enrichissant veut peut-être aussi dire que j'ai franchi un cap et que ce n'était pas un livre pour moi. J'ai commencé à parcourir L'horreur économique de Viviane Forrester, pour me mettre en jambe avant Le Grand bond en arrière de Serge Halimi. Un beau pavé en perspective, mais probablement le livre que j'attends de lire le plus avec une grande impatience depuis bien longtemps.
Sylvie m'a trouvé bien sûr de moi devant le vide amoureux... Les leçons passées sont digérées. Quand on s'est pris trop de buts en contre, on n'a plus trop envie d'attaquer à tort et à travers. Même si on devrait peut-être. Peut-on devenir la Juventus quand on a l'âme d'Arsenal ? On change l'équipe quand elle perd, et des fois l'entraîneur. Les méthodes d'entraînements.
Une personne qui a souvent été délaissée par des personnes avec qui elle avait une relation affective forte, aura une baisse de confiance lors des moments de grosse fatigue. Et laissera le champ à des petits rhumes. Mais c'est tout. Elle rebondira après.

Un coup reçu par une personne avec qui on a connu une relation affective fait deux fois plus mal. On souffre sur le coup et après de ce que cela signifie.

Qui se rappelle les dimanches où son âme soeur  lui a donné un geste tendre, plein d'amour. Pas ceux pour qui ce fut quotidien. Est-ce dur de comprendre que ce qui peut être banal pour soi peut être marquant pour l'autre?
Se construire dans la rareté des bons moments... passés.

Le vide, c'est le manque sans sentiment de perte.     
Et que...          
Pas de sécurité, alors pas de plaisir à découvrir.
                                                   Seul, on se créé de force ses propres représentations.     
                                                                                                  S'orienter sur son propre corps.
Par définition, un premier amour se termine mal.          

L'école sert à enseigner le conformisme (on en reparlera avec la loi Fillon)...

Partage, affection, fonctionnalité, écoute... piliers d'un bastion au désespoir culturel. "Partage, affection, fonctionnalité, écoute", j'ai déjà vu ça quelque part. Ca serait presque mes qualités.

Un soir à écouter Dummy de Portishead. Pluie sous une douce fraîcheur et dans une folle espérance. A part ce rhume, ça va vraiment bien. Je respire...


23 janvier 15:29
Mexican R'n'B
Fini hier soir un second diaporama pour la soirée expo du 19 février. Quand la musique choisie pour l'illustrer s'achève en même temps que la dernière image, en totale synchronisation, quel plaisir ! En faire encore un ou deux. Et jeudi, réceptionner mes agrandissement et sous-verre pour la partie expo. Réunion technique en vue samedi prochain chez moi avec les membre de l'Ecole et de l'association..
Deux nouvelles publications probables sur Nancy et Lyon dans les prochains mois. Commencé à reprendre une idée de roman récit. Peut-être trouvé une aide pour retravailler mon recueil de poèmes.
Soirée expo, soirées littéraires, soirée(s) célibataire(s), pour l'instant je gère ces organisations. Seulement, pour y arriver, il faut que la communication soit bilatérale. Dans les directives que j'ai pris à partir de cette année, il y a la non persistance de la relance, quand je vois qu'à l'autre bout de la ligne, il n'y a pas de réponse. Si ceux qui s'y trouvent ne prennent pas le train en route, tant pis pour eux. Le train n'a pas le temps d'attendre leur incertaine venue.
Le récit d'Augusto sur le Mexique est maintenant  dans la page People. La prochaine destination sera le Munich d'Ursula...
Déjà dimanche après-midi. Le temps passe bien vite. Il fait soleil, je vais faire un tour. Je me sens bien aujourd'hui. Peut-être que cela vient de la curiosité concernant... mais c'est un secret. Je suis le seul au courant. Cette semaine, on m'a encore confier des secrets. Ca faisait longtemps que cela n'était pas arrivé. Deux mois à peu près.
Dans les Aventures de Tintin, je m'approche irréversiblement du Temple du Soleil...




24 janvier 16:33
L'échelle de Bacon
Une étude d'une université américaine portait sur l'échelle de Bacon... Etonnant. Je me rappelais plus que Vincent Gallo avait joué dans Basquiat.
Autre site étonnant, www.jwz.org, qui me rappelle à l'univers étrange(r) de La maison des feuilles.
Bacon, Etats-Unis, New York... J'ai commencé à travailler sur un diaporama sur New York. La musique sera celle de Richard Ashcroft, titre éponyme. Crystal et Ursula devraient me fournir en photos qu'elles ont de la Grosse Pomme qui ne dort jamais. Carl pourrait peut-être aussi en avoir. D'autres... Des photos venant de connaissances donneraient plus de valeur à ce travail.
Je suis encore passé voir Sylvie. Elle écoutait Yves Simon et ses inspirations new yorkaises... Le ciel bleu de LC dans le froid, les fumées qui d'échappent...
J'ai rêvais New York...


25 janvier 00:08
L'échelle de Crozier
Autre université, autre étude. Small word project de l'Université de Colombia. En une chaîne de cinq personnes, vous pouvez rentrer contact avec n'importe qui. Le lien entre deux personnes est au moins de s'être vu une fois. En septembre 1996, j'ai rencontré Alain Toussaint (il me doit toujours de l'argent d'ailleurs), qui est devenu l'un des conseillers de Gbagbo, qui lui a rencontré Chirac, qui lui a rencontré George W(orse?) Bush... Je pourrais théoriquement rentrer en contact avec le type le plus puissant de la planète. Donc tout ce qui me connaissent aussi. Etonnant, non?
J'ai un site et pas mal de gens tombent dessus en recherchant des informations sur le philosophe Alain ou Michel Crozier. Pourrais-je être la collusion d'un philosophe et d'un économiste... Finalement "Alain Crozier", ça sonne bien dans le monde des livres... Je suis le mec le plus puissant... dans mon quartier. Hey ! C'est quand même grand LC down town...
Non, décidément, je n'arrive pas à concevoir une "histoire légère". Ce n'est simplement pas dans ma nature, et ça ne serait pas bon pour moi. Mieux vaut une purge à blanc que de se s'étendre et de se répandre...

La maison des Feuilles que je dis...


25 janvier 23:08
L'homme qui aimait les femmes
Avant de faire Le grand bond en arrière avec Serge Halimi, je vais lire, encore, un livre sur l'amour, sous divers forme. Le couple, hommes femmes mode d'emploi... Alain Finkielkraut et Pascal Bruckner Le nouveau désordre amoureux.
J'ai encore plus la conviction qu'hier soir que les aventures légères ne sont pas pour moi. Que ça ne collerai pas avec moi. Mieux vaut la chasteté comme purification que de se dissoudre sous différents corps.
Pourtant, Dieu sait que j'aime les femmes. Enfin pas toutes, loin de là. De plus en plus loin de là. C'est plus pareil... de quelle manière... je crève de ne pas savoir comment... j'attends mon heure...
Je ne sais pas si comme Bertrand Morane, alias Charles Denner, dans L'homme qui aimait les femmes, il n'y aura presque que des femmes à mon dernier rendez-vous... J'ai beaucoup d'amitiés féminines, et ça doit faire dévier des âmes sensibles des fois... c'est ce que je me dis.
J'ai commencé à lire hier soir Poèmes à Lou... c'est de la pure ode à l'amour, à toutes les lignes, avec un peu de profondeur... Des "mon amour", des "je t'aime"...
M était dans mon rêve furtivement, et je ressens tristement les ponts téléphoniques qu'elle a gelé...
C'est plus pareil... j'aimerai lui dire...
Est-ce qu'il blaguait à midi le Titi quand il a dit qu'il voulait monter un groupe de musique ? Je postule pour la place de chanteur... Un groupe comme Holden, mais avec un chanteur... Ca ne serait pas pareil.


26 janvier 23:04
La plate forme amoureuse
Sans prétention, les premières pages du Nouveau désordre amoureux ne me parlent pas ou me sont inutiles. Pas enrichissant. Pas envie aussi de penser au passé en lisant des descriptions. Bruckner et Finkielkraut ont-ils des problèmes ? J'en ai pas à ce niveau là. Je vais quand même continuer la lecture, mais je reste mon seul maître dans ce domaine partagé.
Faut-il obligatoirement  en avoir bavé pour mûrir à ce point ? Pour mûrir... Depuis que j'ai décidé de rompre ma dernière histoire, il y a déjà plus de deux mois (seulement deux mois... c'est beaucoup plus loin dans ma tête)  je n'ai plus de pression et je pense tous les jours "dignité" et "noblesse". Même devant ce qui me dérange.
Tellement de soirées à préparer, de projets à suivre, que je n'ai pas dans la tête l'obsession de rencontrer quelqu'un. Tant mieux, une obsession, c'est rarement bon. Ca viendra le moment venu. J'essaye déjà de ne pas me perdre dans tous les bons contacts que j'ai avec les revues littéraires. En ce moment, c'est Microbe et Traction Brabant...
Une petite conjonction entre les soirées et les rencontres, la soirée rencontre que je mets en place, une plate forme...
J'ai mûri, j'ai changé. C'est plus pareil. Je suis prêt, je serais prêt pour une rencontre, la rencontre d'une vie.

 

27 janvier 21:00
Au delà de cette limite votre ticket n'est plus valable
Encore rêvé d'elle. Mais le message est pour elles. C'est plus pareil, je n'ai plus envie des mêmes choses, des mêmes envies. De quelle manière ? Comment te dire ? C'est plus pareil, je ne suis plus le même.
Quand on a fait son temps, qu'il n'y pas plus de progression et que le maximum a été atteint, qu'on ne peut pas faire mieux, qu'il n'y a plus rien à faire, à y faire...
Les vendredis c'est gratuit pour les filles... Mais tout sortie reste définitive.

So it's goodbye, it's time to set me free, it's time to let it fly, it's time to let it bleed !
Used to take turns, to cover up the pain, deep below it burns, and the feeling still remains

I'm gonna find someone new, I really hope I do, 'cause I love...
And the sun will come on through, it's gonna shine for me, 'cause I adore...

Yes, gave it a try, but maybe for too long, out of every sorrow, another day will dawn.

I'm gonna find someone new, I really hope I do, 'cause I love...
And the sun will come on through, it's gonna shine for me, 'cause I adore...

And the road travels on, but I'm still near.... in my life, like a song, I will still hear, still...

I'm gonna find someone new, I really hope I do, 'cause I love...
And the sun will come on through, it's gonna shine for me, 'cause I adore...
It's gonna shine for me, 'cause I adore, it's gonna shine for me, 'cause I adore, it's gonna shine for me, 'cause I adore...

Ce n'est pas à internet qu'il faut se connecter. C'est à la réalité...
 
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30 janvier 02:35
En pensant à M...
Pourquoi certaines personnes croient que je veuille recommencer mon histoire avec M ? Parce que je suis seul ? Parce que je parle parfois d'elle, toujours avec admiration ? Je ne suis pas comme ça. Quand c'est cassé, c'est cassé. Recoller ? C'est parti en tant de morceaux. Et pourquoi d'abord recommencer ? Alors qu'on a eu tellement de mal à se donner une nouvelle chance dans la vie. Et pourtant...
J'ai beaucoup pensé à M aujourd'hui, elle avait fait des apparitions furtives dans mes derniers rêves. Est-ce aussi le soleil, prémisse du printemps ? J'ai beaucoup pensé à ce 22 février 2003, quand elle rencontra Lola, ma meilleure amie. Ce fut l'un des plus beaux jours de ma vie. Je me rappelle de ce temps comme d'aujourd'hui, du doux retour chez M. Revivre un moment comme cela, n'est plus possible. Les bons moments ne sont pas toujours les mêmes. Ils sont différents. Quelque soit la personne avec qui je pourrais vivre des moments si beaux, cela sera forcément différent. Comme aurait dit M.
Un printemps sans M s'annonce, le premier depuis si longtemps. Un printemps sans ces dimanches matins, où nous étions éveillés par le chant des oiseaux venant par la fenêtre entrebâillée. Tout était bien.
J'ai froid. Comme si ce deuil, certains jours, ressurgissait plus vif. Comme pour cousin Jacky il y a deux ans, ça ne passe toujours pas. On garde certains deuils longtemps. Mais ça va. Je sais qu'une rencontre effacera ce genre de nostalgie. C'est une nostalgie agréable. Mais rien n'effacera ce qu'elle m'a imprégné. Personne ne m'enlèvera ce qu'elle m'a donné.
J'aurai préféré ne jamais croisé la route de certaines personnes. Pas celle de M. Sa voix, son sourire me manque. Oui, c'est ça. C'est juste une grosse pointe de nostalgie. Juste assez pour une profonde larme. Juste assez pour pouvoir sourire l'instant d'après. Mélange bizarre de joie et de tristesse. 50-50.
Si je voulais me faire du mal, j'écouterais certaines chansons, j'irai dans certains lieux liés à jamais à notre défunte histoire. J'ai pourtant envie d'y aller dans ces endroits, me recueillir forcément en pensant à M. Pour voir. Je sais qu'un jour, je retournerai dans certaines places, c'est plus ou moins inévitable.
M me disait qu'il fallait penser aux bons moments, se rappeler de se dire que la vie est belle, quand on a l'impression du contraire. C'est ce genre de leçon de vie que je garde jalousement en moi. J'ai eu la chance de la connaître. Peu de gens rencontre quelqu'un comme elle. J'ai eu, beaucoup de chance.
Aujourd'hui a été énervant en certains points. Cela me fait du bien de me détendre en finissant la journée avec ces souvenirs.












Je me rappelle des quais du Rhône, de la gare de la Part Dieu, où nous sortions, où nous nous retrouvions. Je me rappelle la façon dont nous projetions l'autre, sous le soleil couchant..
On disait que nous ririons plus tard en repensant à quand nous étions ensemble. Qu'on pensait qu'on s'appellerai pour reparler de ce temps là. Ce futur était bien lointain. Trop incertain.
On sait que nous n'avons pas oublié tout ça, que l'autre y pense encore. Je me rappelle de tous ces gens, tous ces endroits.
Les chansons tristes sont les plus facile à jouer. C'est sûr.




31 janvier 23:30
Nuit marine
La course a commencé contre le temps. L'expo est dans moins de trois semaines. Je dois mettre sous verres mes photos, retoucher des dessins, les mettre sous verre aussi ou les accrocher à un autre support et les vernir. Finir trois diaporama. Pas possible de travailler sur deux ce soir. Celui sur New York est bien avancé, mais il reste encore à synchroniser la musique, à retoucher le scénario. Mais je ne ferais pas cela ce soir. Pas la tête à ça, pas à celui-là. Plutôt à un autre, qui s'appelle étonnamment... LC 73. Cette nuit, j'ai envie de parcourir ce journal depuis son début, Octobre 2002. Pour en recueillir la substance indélébile de l'Histoire, les images de garde. Le fil, sera lui facile, naturel, et triste finalement. Je dois aussi retrouver le passages sur la gourmandise, pour une revue spécialisée dans les textes sur la nourriture. Certaines sont célestes. La musique de ce diaporama sera à la hauteur de sa teneur émotionnelle. Forte... with the lights out, it's less dangerous, here were are now, entertain us, I feel stupid and contagious, here we are now...

L'après-midi m'a fait oublié la matinée. Même si le temps était du même gris, soleil caché par le brouillard, je me suis senti mieux à aider, écouter, plutôt que de ressentir le deuil de M. La nostalgie dure depuis quelques jours. Comme un rhume qu'on laisse traîner en ce disant que ça passera tout seul... Inconsolable de cette brisure. De ce que l'on m'a volé.
Mais ça va, ça vas pas si mal. Des perspectives, toujours des perspectives dans tout. Pas de raison de baisser les bras parce que je crois en moi et je me prépare déjà pour le Printemps, des jours meilleurs. Tiens, si M était encore là, elle me dirais d'arrêter de penser aux autres, de penser plutôt à moi. Et elle aurait bien raison. Elle serait peut-être contente de moi...
En rentrant ce soir, j'ai longé le lac gelé où la neige commence à s'évanouir, laissant de longues traînées, comme des pistes d'atterrissage pour je ne sais qui ou je ne sais quoi. Peut-être pour mes dernières illusions sur un appel de M. Il y a bien des années, il y avait des cygnes sur le lac de LC. Ils chanteraient pour moi s'ils étaient encore là. Le château était lui sublime, immergé dans les brumes...
J'arrive à faire moins de sentiments et en même temps, j'ai beaucoup d'émotions face à des souvenirs. J'ai bien changé mais... Sur une chose, je ne pourrais pas changer. L'émotivité. Je suis juste quelqu'un qui est privé de pouvoir reparlé à la personne qu'il a aimé d'un amour total pendant presque deux ans et pour qui je garderai toujours une profonde admiration...
Alors... je m'enfonce dans la nuit Marine, une couleur moins sombre que le bleu nuit...


 
She was just like honey... just like honey, just like honey...



Février 2005


03 février 22:39
Vivre vite
Un peu contraint, par la force des choses, de moins travailler les soirs depuis mardi. Les spots du salon ne marchent plus et l'électricien a cru bon ne pas venir à l'heure où il avait dit qu'il viendrait. Quand les lumières sont éteintes, c'est... moins facile pour travailler. J'avais pris un beau rythme de croisière depuis quelques semaines, je n'aime toujours pas les contretemps.

Crys a été extraordinaire, elle ma trouvé des extraits de Buffalo'66. Ca vaut bien que je lui envoi en exclusivité mondiale LC73, le film. Encore une pensée ce matin pour New York en lisant une biographie de Vincent Gallo. Y aller pour devenir une légende...
Je devais finir LC73, le film, ce soir. Avant de partir à l'aube pour une petite intervention, me faire enlever l'orgelet que j'ai à l'oeil gauche depuis plusieurs mois. Pas bien grave. Un petit coup de froid on m'avait dit. Un coup de froid... pas celui que je pensais.
Ce LC 73 version diaporama, je l'ai bichonné depuis trois ou quatre nuits. Il m'aura permis de réaliser des nouvelles oeuvres. Je voulais que ça soit le plus beau, le meilleur. Je ne sais pas si je ferais beaucoup d'autres diaporamas après. Passer à la vidéo ?

Depuis que j'ai compris que cette histoire était impossible, j'ai eu des flashes dans ma tête. Ce diaporama, c'est juste pour exprimer cette impossibilité, et que l'histoire était quand même belle. C'est juste pour dire que M est une personne qui aura beaucoup compter pour moi. La plus avec Lola depuis 32 ans. Que l'admiration que j'ai pour M est simplement plus forte que moi. La chose que je me dis maintenant pour moins penser à l'absence de nouvelles de M, est qu'elle a besoin de couper les ponts un certain temps pour se reconstruire. A choisir entre le faite qu'elle se reconstruise, qu'elle aille bien, et le fait que je n'ai pas de nouvelles, j'ai vite choisi. Même si les dernières nouvelles que j'ai eu d'elle, des vrais nouvelles, n'étaient pas bonnes.

Pas le temps d'attendre ceux qui ceux qui ne veulent pas bouger. Pas besoin de plusieurs jours pour prendre une décision. Prendre les décisions dans l'instant. Speed. Trainspotting.  Vivre vite ou mourir...


05 février 00:22
C'est plus pareil
L'état d'esprit depuis quelques temps se tient beaucoup, fixement, autour de la maturité. J'y arrive, je sens des changements très profonds. Le fruit a mûri. Il est à point, près à tomber de l'arbre. Attendant d'être cueilli à chaud...
Chanson d'un oiseau de nuit, qui parle depuis toujours aux arbres, dansant dans l'ombre de l'étang et des lumières couleur argent. Attendant le soleil depuis la montagne, comme les fleurs du jardin... Regardant la voix lactée à travers la soie d'acier...


Je ne suis plus celle qui s'accrochait à vos lèvres, ( je ne suis plus celui qui s'accrochait à vos lèvres)
Je ne suis l'élève la plus impopulaire. ( je ne suis plus l'élève de la plus populaire)
Je ne suis plus celle qui vous fuyait du regard, ( je ne suis plus celui qui vous fuyait du regard)
Je ne fais plus vraiment le même genre de cauchemar ( je ne fait plus vraiment le même genre de rêve)

C'est plus pareil, de quelle manière? ( c'est plus pareil, de quelle manière ? )
Je crève de ne pas savoir comment. ( je crève de ne pas savoir comment )
J'attends mon heure, là ou ailleurs, ( j'attends mon heure, là ou ailleurs)
Comme ceux dont j'ai oublié le nom. ( comme ceux dont j'ai oublié ne nom)

Je ne suis plus la fille qui préférait se taire, ( je ne suis plus le garçon qui préférait se taire)
Je ne suis l'élève la plus impopulaire. ( je ne suis plus l'élève de la plus populaire)
J'achète des billets de train pour voir la mer. ( j'achète des billets de train pour voir la mer)
Comme une Parisienne à peu près ordinaire. ( comme une parisienne à peu près ordinaire)

C'est plus pareil, de quelle manière? ( c'est plus pareil, de quelle manière ? )
Je crève de ne pas savoir comment. ( je crève de ne pas savoir comment )
J'attends mon heure, là ou ailleurs, ( j'attends mon heure, là ou ailleurs)
Comme ceux dont j'ai oublié le nom. ( comme ceux dont j'ai oublié ne nom)

Je ne suis plus dans l'ombre des arrière-boutiques, ( je ne suis plus dans l'ombre des arrière-boutiques)
A dessiner des cercles parfait sur les vitres. ( à dessiner des cercle parfait sur les vitres)
A recompter mes doigts à l'infini. ( à recompter mes doigts à l'infini)
J'ai perdu le goût de ces choses là depuis. ( j'ai perdu le goût de ces chose là depuis)

C'est plus pareil, de quelle manière?
Je crève de ne pas savoir comment.
J'attends mon heure, là ou ailleurs,
Comme ceux dont j'ai oublié le nom.
C'est plus pareil, de quelle manière?
Je crève de ne pas savoir comment.
J'attends mon heure, là ou ailleurs,
Comme ceux dont j'ai oublié le nom.
C'est plus pareil...

(Holden et moi)


06 février 02:30
I'm not in love
Oubliant un moment février 2005 à LC... été 1975... il fait chaud et à Manchester, ça tombe dur sur les pistes de dance, au son de la non déclaration en mariage du groupe local 10 CC. Trente ans déjà.

I'm not in love
So don't forget it
It's just a silly phase I'm going through
And just because I call you up
Don't get me wrong
Don't think you've got it made
I'm not in love
No, no
It's because

I'd like to see you
But then again
It doesn't mean you mean that much to me
So if I call you
Don't make a fuss
Don't tell your friends about the two of us
I'm in love
No, no
It's because

(Be quiet...big boys don't cry...)

I keep your picture
Upon the wall
It hides a nasty stain that's lying there
So don't you ask me
To give it back
I know you know it doesn't mean that much to me
I'm not in love
No, no
It's because

Ooh, you'll wait a long time for me
Ooh, you'll wait a long time

I'm not in love, I'm not in love...


Pour anecdote, 10 CC est le volume moyen de sperme éjecté au cours d'une éjaculation... Ce n'est ni le groupe ni la chanson que l'on croit...
Good bye, blue sky, goodbye, good bye...


07 février 00:26
Waiting for the sun
Expo dans moins de deux semaines et pas franchement avancé de week-end. Il faisait beau. Pris entre deux feux. L'envie de sortir avec ce beau temps et la préparation de l'expo... Je musarde, mais je me connais. Besoin d'être sous pression pour m'y mettre. J'ai vu cet après-midi la dernière création de Sylvie. Elle est superbe. Sylvie a beaucoup fait d'œuvres et moi, je musarde... Mais je reste sûr d'y arriver à temps.
J'ai fait ces deux jours de la communication pour l'expo, en même temps que j'ai commencé à distribuer des autocollants I love LC. Entre l'idée de faire ces autocollants et leur réalisation, il ne s'est écoulé qu'une semaine, comme quoi, quand on veut, on peut, et rapidement. Ce n'est pas  je crois, qu'un simple délire. C'est dans l'esprit de l'Ecole de LC. Et puis, j'avais annoncée que 2005 serait l'année de la communication. Dire ce que l'on fait, ne pas dire si on ne fait pas. Vivre vite...
Prendre l'autodérision pour de l'arrogance n'est pas preuve d'une grande finesse. Prendre les envies profondes et surtout le fait de croire en soi pour de l'arrogance est vraiment stupide.
Soleil ce samedi après-midi. Comme un certain samedi de 2002... Une journée à écouter Homegrown de Dodgy en sur les grandes routes, avec son amour à ces côtés. Il manque juste cet amour. Aujourd'hui, c'était pareil.
Soleil. Chacune de ses apparitions renforce mon désir d'être amoureux. Il y aura un soleil derrière l'autre...


08 février 01:44
Moonchild
Probably the greatest song from King Crimson since "a long tome"... Awesome !

Call her moonchild
Dancing in the shallows of a river
Lonely moonchild
Dreaming in the shadow of the willow

Taking to the trees of the cobweb strange
Sleeping on the steps of a fountain
Waving silver wands to the night-birds song
Waiting for the sun on the mountain

She’s a moonchild
Gathering the flowers in a garden
Lovely moonchild
Drifting on the echoes of the hours

Sailing on the wind in a milk white gown
Dropping circle stones on a sun dial
Playing hide and seek with the ghosts of dawn
Waiting for a smile from a sun child





09 février 23:47
L'année du dragon
Elle m'a reconnu après tant d'année ! Lundi après-midi, au rayon céréales d'une très grande surface de la région. Une ancienne collègue. Evoquant le dragon qu'on avait comme chef. On s'est dit qu'on repasserait bien là-bas un jour, mais en se renseignant avant pour être sur de ne pas à avoir à jouer les Saint-George. S'en ai suivi divers choses à faire pour l'expo, tout cela me menant à une soirée cinéma. L'année du dragon, s'enchaînant avec Série noire. Un Mickey Rourque de feu, un Patrick Dewaere plus fort que jamais. Deux films trois étoiles...
J'ai du refaire hier un dossier de subvention en catastrophe, le premier s'étant perdu dans les mailles de la Poste. C'était rageant, parce que je n'ai pas beaucoup de temps pour ce qui est de me répéter. Du temps encore pris sur la préparation de l'expo. Comme pour les sons de cloches différents, les problèmes de communication entre les personnes à qui je sert l'intermédiaire, mais tout ça n'est pas dramatique. Je ne me prends pas la tête pour ça, je ne me prends plus la tête pour quoique ce soit. Si l'interlocuteur est compliqué, je passe. Tout le monde n'est pas pragmatique, concis, direct.  Je suis en relation avec une quarantaine de personne depuis des mois sur plusieurs projets. Je ne peux gérer les autres. Je fais mon boulot, ma part. J'avance à mon rythme. Je ne me retourne pas.
Hier soir, c'était une réunion avec le directeur de l'Ecole de Musique de LC pour le partenariat lors des soirées littéraires. Des avancées intéressantes pour le futur.
Fini ensuite le diaporama sur New York, mais pas pu l'envoyer à Crystal, pour raison technique. Passé la nuit, j'ai commencé à plancher sérieusement sur l'expo Rock au boulot. Je révise mes classiques. J'emploi souvent "commencé", mais heureusement souvent aussi "fini".
J'ai trouvé un truc pour différencier les deux Congo. RDCK, ça fait nom de radio. RDC le grand, RC le petit. Le grand est belge, le petit est français. Zaïre... Voltaire n'était pourtant pas Belge ! Ca reste compliqué. On en a rit avec Michel. République Démocratique du Congo, ex-Zaïre ou Congo Kinshasa, ex colonie belge, capitale Kinshasa ex Léopoldville. République du Congo, ex colonie française, Brazzaville...
Aujourd'hui, j'ai souhaité la bonne année. Humeur joyeuse. Nouvel an chinois, année du coq de bois. Pourtant, c'est aussi l'année du Dragon. Qui est-il ? Quand surgira-t-il ? La communauté chinoise temporaire de LC, composée principalement d'étudiants grutier a du fêter ça dignement. Je cherche encore Chinatown.
Gare à l'esprit communautaire. Derrière une communauté il y a un ghetto.


15 février 23:55
Ciel mon mardi
Fini les sous-verre samedi dernier, une semaine avant l'expo. Enfin presque... j'ai du les recorriger un peu dimanche soir... la perfection, toujours la perfection... Dans ce but, j'étais aller voir Henri-Pierre l'après-midi, pour savoir ce qu'il pensait de mon travail. Je profite de cette semaine pour relâcher un peu, enfin... un peu. J'ai travaillé hier tard dans la nuit sur un cinquième diaporama. Mais je n'en suis que très moyennement content. Ca ressemble a du remplissage d'espace musicale, et plus ça va plus je me dis que, hormis une ou deux idées encore à exprimer, je suis venu déjà à bout du support diaporama. La recherche de la  perfection n'est pas un problème en soit, même si parfois c'est à la limite de la pathologie. Ca reste quand même une qualité plus qu'un défaut. Dix sous-verre et cinq diaporamas, ça sera tout. Pas de retouches de dessins et d'aquarelles. Pas le temps, pas de disponibilités dans ma tête pour cela.
Je sens une bonne fatigue, physique depuis quelques jours quand je rentre le soir.  J'ai fini la semaine sur les rotules. On avait fêté le diplôme d'AMP de Dido samedi soir chez Sylvie, mais je suis rentré assez tôt pour prendre une grande nuit. Sylvie a encore une nouvelle idée de tableau. Jacques Cash qui était passé chez moi avant en a fait un nouveau...
Comme dit M, il ne faut pas trop symboliser les dates. Noël, jour de l'An, anniversaire... voilà. J'ai bien passé ces caps. Hier c'était encore plus facile.
Aujourd'hui, fut une journée pleine qui s'est passée comme je l'avait imaginé. C'est puissant quand les journées se passent comme on le sait à l'avance. Rendez-vous le matin avec le grand patron de l'armée mexicaine... Ma mission qui s'achève en septembre ne sera pas reconduite, mais je le savais depuis bien longtemps, et comme j'ai toujours émis le souhait de partir, je suis soulagé de ne plus avoir l'incertitude d'une proposition qui m'aurait enfermé un peu plus dans une situation dont je n'ai plus envie, une fausse bonne proposition.
Ce soir, c'était mon grand retour à Radio Cactus, après quatre années d'absence, pour parler avec Pierre d'Anima Jeune de la soirée expo de samedi prochain. C'était sympa, on a bien rit. Cette soirée s'annonce bien, ça risque d'être, comme dirait Crystal,  "awesome" ! Dieu que j'ai cette événement dans la tête, je ne pense presque qu'à cela.
Un mardi long et bien rempli. Avec un soupçon de vide...


16 février 22:34
Le mal bleu
En lisant les aventures de Thorgal il y a bientôt deux ans, un épisode s'appelait Le mal bleu. Je n'avais pas prêté attention à ce signe...
Avec le recul des trois mois depuis la rupture, je trouve des mots pour épitaphe. C'est la première fois que j'ai honte d'avoir rencontré quelqu'un. Je n'ai pas cherché cette rencontre, elle m'est arrivée, en plusieurs étapes, par une conjonction de volontés lointaines d'un rêve. C'est pas vraiment ma faute. Mais je m'en veux. Honte sur moi, honte à moi, honte de moi.
Cette histoire ne m'a rien apporté si ce n'est une mauvaise expérience. Mais les expériences, même négatives, restent "enrichissante" pour avancer et (se) construire.
Par contre, j'ai perdu dans l'affaire quelque chose d'une extrême valeur, à laquelle je tenais comme à une pierre précieuse, affectueuse. Et ça me donne le droit d'ignorer la personne responsable de cette perte par son manque d'honnêteté. Une soeur pas de coeur, une soeur devenue ennemie. La porte fermée garde le silence d'or.
On respire l'atmosphère qu'on mérite. Ici, l'air est pur car je me couche toujours la conscience tranquille.

Jeff Buckley est rentré à la maison ce soir après plusieurs mois de claustration. Je penserai à des nuits qui étaient plus belles que les jours quand je la réécouterai...


17 février 23:00
Club de rencontres
Pas de désordre amoureux chez moi. Rien n'a jamais été aussi clair, aussi bien rangé. Comme disait Sylvie, le livre de Finkielkraut et Bruckner n'était pas intéressant pour ma pomme. Les schémas modernes sur l'Amour ne sont cadrés que par la sexualité. Le sujet du sexe en lui-même pose beaucoup de questions, dans une époque où les personnes s'en posent de plus en plus, ce qui influe plus sur l'acte que sur le sentiment. Maintenant que je me pose moins de questions, la sexualité et sa tendance à être normalisée, sont à l'opposé de mes pensées. Je suis de la vieille école, rêvant de convent sentimental et non d'ouvertures. Songes de transports amoureux...
Je suis bien loin (et bien) de ces questionnements philosophiques modernes, qui depuis la fin des années 70 (mal)traite la sentimentalité. Le discours de la libération sexuelle a démodé l'Amour. Le sexe prend la place du coeur. Avouer des sentiments devient crime. Mépris de la sentimentalité. On dévalorise l'Amour, enfin, vous voyez... On refuse les valeurs et après on s'étonne de ne plus avoir de repère, d'être perdu ! Un puritanisme à l'envers...
Il n' y a qu'un véritable amour.. à  la fois. Et il peut avoir de l'Amour dans un sens, unilatéralement... mais trop isolé, il se fanera. Mon Dieu, j'ai l'impression d'avoir connu des choses qui me font dire que tout ça est bien vrai.
Discorde seul forme de l'éloignement ? Mais je ne veux plus de discorde. Pas d'autres distances que l'amertume ? Probablement, mais j'ai pas envie de connaître d'autres distances.
Agonie du couple. Pour ceux qui le veulent ou ne qui ne savent pas.

En pensant à mes quatre dernières histoires, je m'aperçoit que j'ai alterné les rencontres lors de soirées entre amis et celles dans un cadre moins adéquate (au travail et à distance). J'ai alterné les personnes franches, celles connues lors d'anniversaires, et celles avec qui c'était insupportable pour ma santé parce que les deux amoureuses, outre leur blondeur et beauté mystérieuse, avait en commun un profond mal être contaminant . A la deuxième expérience de ce genre, on sait qu'il faut arrêter les frais, parce que ce n'est pas bon, parce que ce n'est pas ça l'Amour.
Si l'alternance se respecte, la prochaine rencontre devrait arriver lors d'une soirée entre amis, avec une personne bien dans sa tête, honnête, ce sera une histoire qui durera très longtemps, parce que ça sera bien... jusqu'à la fin. Une sensation forte...


19 février 00:05
Beauté volée
"Tout être humain souriant est beau. Le sourire renvoie une énergie positive. Trop de gens se sentent laids, voilà la pire des aliénations. Qu'ils rayonnent un peu de bonheur, ils deviennent beaux. S'ils se croient laids, ils le deviennent." (Jim Haynes)


21 février 01:14
Le péril jeune
Quel bilan tirer de la soirée d'hier ? Commencer ce texte par une question n'est pas un test. Artistiquement, j'ai rempli mes objectifs. Exposer sans trop de prétentions des travaux premiers. Idem pour des photos. Quant aux diaporamas, on m'a dit que qu'ils ont eu du succès, ce que j'aurai pu me rendre compte, les ayant projeté en direct, dans la salle avec les spectateurs. Que des échos favorables, des applaudissements. Mais cela ne suffit pas à ce que je prenne la grosse tête. Pour si peu de ma part. Et puis, je reste exigeant avec moi. Les fleurs qu'on me lance ne m'atteignent plus trop, je m'en méfie, des fois qu'elles aient des épines. Par contre, le technicien qui m'aidait à la projection, et qui s'y connaît en cinéma de qualité, m'a fait une remarque sur le diaporama LC73 qui m'a fait plaisir dans le sens où ce que j'ai voulu montrer avec ce petit "film" et bien ressorti.
Content que Sylvie et "Jack" Cash soient content. Content que la soirée soit une réussite populaire pour l'association de jeunes qui organisait. Je me vois toujours, plus ou moins, sympathiser avec des bandes de jeunes. Je me vois encore longtemps, avoir envie d'aller prendre la température dans les soirées. Mais avec qui ?
Jeunesse en trompe l'oeil ? Une réflexion nocturne sur ce que j'ai fait de ma jeunesse en observant l'actuelle, croisant des possibilités et découvrant finalement une fausse bonne idée. Ne pas vivre avec des regrets toute sa vie, mais au contraire la croquer à fond.
A la fin de la seconde séance de projection de mes diaporamas, j'ai commencé à sentir une décompression logique suite à un travail important depuis des mois et au stress de la projection en direct, face au public.  Une décompression lente, en pente douce, mais évitant le blues de l'après exposition, celui qui survient habituellement quand la fête est finie. Ressentant un vide lors de la suite de la soirée et encore aujourd'hui. Envie de combler ce vide...


22 février 01:06
Signes extérieures de richesses
Comme convenu, je me repose. Ca fera plaisir à beaucoup de personnes qui me connaissent de savoir que je prends du temps pour ne rien faire. Une des choses que j'aime à faire pour ne rien faire, c'est de regarder la télé ou des vidéos. Hier soir, c'était Ocean's Eleven, un film qui est aussi bien que sa suite... que j'ai vu avant, il y a quelques semaines, Ocean's Twelve. Super casse et super classe.
Ce soir, c'était une thématique hivernale, paysages de neige, comme c'est le cas dans la région de LC depuis quelques semaines. Fargo des frères Coen, puis Le déserteur, un épisode personnellement culte de 21 Jump Street, celui avec la musique l'album Green de R.E.M.
Clooney, Coen, Depp, R.E.M., sans compter Cobain Morrison, Bukowski, à part ça, dés que je critique la politique de W, je suis taxé d'anti-américanisme primaire... D'accord, mes goûts américains tendent plutôt à gauche ou limite démocrate... mais j'aime aussi Vincent Gallo ?!
En parlant de Bukowski, Oliver m'a dit que ça devrait être bon cette fois pour l'envoi du rarissime L'amour est un chien de l'enfer (tome I).. le premier envoi s'étant perdu dans les mailles de la poste.

Je lis beaucoup en ce moment. Pour le peu que je reçois des revues et le retard grandi. Tiens, j'ai reçu Traction Brabant, L'Oeil de Fennec, Verso et le magnifique N4728. Pas mal de retard en vue.
Après avoir fini Le nouveau désordre amoureux, j'ai dévoré Samedi l'évêque à raté le bus... Vraiment un roman policier génial, plein d'humour. Je n'avais pas avalé un livre comme cela depuis Et si c'était vrai... il y a deux ans (et oui, j'ai vraiment du retard...). Les prochains livres seront Bretin et Bonzon avec La servante du seigneur (soirée littéraire oblige et curiosité accrue par la perspective d'y recroiser le mystérieux Gerbert d'Aurillac, rencontré dans Le matin des magiciens). Je me promet quand même d'essayer (à supporter) la lecture d'un Houllebecq et tenterai un autre Nothomb. Coté documentaire, Le grand bond en arrière (et la, je retiens mou souffle et prend mon élan, vu la taille du bond).
Pour ce qui est des recueils de poèmes, je bois encore pour quelques temps les Poèmes à Lou d'Apo. En attendant Buko. Tiens, en rentrant de l'expo, j'ai commencé à marmonner sur mon carnet un poème...
Les livres sont des signes extérieures de richesses intérieures. Tiens, le plaisir n'est pas classé dans les sept pêchés capitaux ?


28 février 01:21
Mythique
L'agitation des dernières petites choses à convenir pour l'organisation des soirées littéraires de LC approchant, d'un pas sûr, doublée d'une inhabituelle semaine de six jours de travail qui s'annonce, je me devais de lever le pied. Par la force des choses, je n'ai rien pu faire vendredi. Une incision sur la paupière gauche pour enlever l'orgelet, et je me suis retrouvé avec un pansement sur l'oeil pendant 24 heures. Même toute lecture était délicate à envisager. Que ce fut long jusqu'à samedi matin. Que Lola fut adorable pendant tout ce temps. Que ce fut sympa d'aller chercher sa fille, de la revoir quelques heures.
J'avance donc à pas feutrés, sur les prochaines échéances, à pas glissés sur la neige qui recouvre LC depuis des semaines.
Finalement, j'organiserai le 12 mars une soirée avec des gens que j'apprécie. Pas une soirée célibataires, on en improvise de fausses trop souvent. Une fête pour la fin de l'hiver avant un printemps très littéraire.
Envie de me reposer et de me décharger de toute pression. Pour continuer à avancer.

Pas une journée sans que je pense à ce mythe qui fut une réalité. Il parait que des fois, faut pas chercher à comprendre certaines réactions. N'empêche que j'y pense souvent, à cette petite mort. Les astres morts deviennent des étoiles... Mythes. Les mythes sont rarement vivant, mais le mien l'est.




28 février 19:55
Lonely boy
Le froid présent depuis des mois n'a pas glacé mes veines. L'hiver aurait pu être pire. Ce froid et une solitude qui ne trompe pas sont les deux marques persistantes de cet hiver 2005. Isolement. Isolé...

Je suis comme un gâteau qu'on mange, et puis on quitte la table rassasié, sans la débarrasser... par habitude. Une normalité. Mais qui regarde si le gâteau a changé de contenu ? Je n'en veux à personne...

Les fleurs qu'on m'envoi m'irritent, car seules les épines me touchent. Les paroles ne suffisent pas à me satisfaire. Je veux la musique qui va avec, et les sensations qui vont avec la musique.
Pour ce soir, je me contenterai de celles de Buffalo'66, d'un garçon isolé...

La nuit sera très froide, solitaire, intemporelle, dans cette chambre, sur mon lit. Elle sera très froide, l'une des plus froides. Les larmes seront glacées et peut-être seulement intérieures.
Je me serrerais contre mes espoirs et m'endormirai...



Saw a face
from my childhood days
a smiling girl...not a friend...
milky red funny face...smiling smiles
mother...and son...
stood by a dad
daddy
you sure eat a lot of snacks
now and then...I start to cry
not the tears
but when I was...or when I was
like a colored sky...coloring
wish the sun...would stand still
all forgotten...yesterdays
school days remind me of
when I was a boy
all my life I've been this lonely boy
doo doo




Mars 2005


02 mars 23:14
Grâce
Je suis pris entre deux feux dans mon attitude face au quotidien. Entre rester digne et dire ce que je pense... Trou énergétique. Je suis trop fatigué en ce moment pour ne pas penser que "femme = problèmes"...  C'est stupide...
Je ne souffre pas. On souffre quand on ressent un manque, pas un vide. Un manque, c'est quand on ressent l'absence d'une chose que l'on a. Un vide, c'est quand il y a la présence d'une chose que l'on n'a pas...
Les réminiscences de certaines choses connues, qui sont finies, nous bousculent à la limite du manque. La souffrance est tangente, seulement tangente.
Les histoires sont toutes différentes, heureusement pour ceux qui les partagent. Ne pas vivre avec des menaces fantômes.

Hallelujah...

Je puise des forces au fond de moi, dans la croyance. Il ne reste que moi. A la recherche de la chimie passée, pour l'avenir, à travers les saignées...


03 mars 22:37
Corpus Christi M
M était mon héroïne, dans tous les sens du terme. La vie, nos vies, ont fait que les parenthèses qu'on leur donnait en se voyant, étaient souvent magiques. Plus belles que les jours. La vie a fait que cela ne pouvait être le quotidien, seulement des parenthèses. J'aimerai qu'elle sache, d'où elle est, que je pense souvent à elle, comme on pense à une icône. Sacrée. Qu'elle comptera toujours pour moi, comme j'ai pu l'être pour elle. Qu'elle est une référence sur beaucoup de choses. Je m'en veux de l'avoir perdu. Mais tout cela ne m'empêche pas de construire mon destin, même si je traîne en moi un fantôme. Tout le monde sait que ça passera.
J'aimerai écrire quelque part, sur le sable, sur les murs, que je l'aimerai toujours.
Quelque part, c'est ici.
M M ...


04 mars 23:04
In bed with Morphée...
Comme à chaque fois qu'on se laisse, on s'est souhaité de beaux rêves hier soir avec Crys. Je ne sais pas quel fut le sien, mais au réveil, deux éléments du rêve de cette nuit me sont revenus assez vite à l'esprit.

D'abord, on parlait dans un Inrockuptible de Alain de La Clayette... Peut-être parce qu'hier soir, j'avais regardé par deux fois si j'étais au sommaire du numéro de février d'Axolotl reçu mercredi. Non, je n'y étais pas, cela devrait être pour le prochain. Une collision peut-être aussi avec des citations dans Beaux Arts Magazine de L'Ecole du Baoum, devenue depuis Les Productions du Baoum, du copain JS...

L'autre élément revenu de la nuit, est moins futile. Beaucoup moins. J'étais avec une personne qui semblait être ma compagne. Elle ressemblait physiquement à M. J'ai rêvé à cela peut-être parce qu'à la soirée expo du 19 février, il y avait une femme qui ressemblait physiquement à M... enfin, c'est ce que m'ont dit Dido et Sylvie, parce que moi, je n'avais pas prêté attention à quelconque ressemblance. J'ai du repenser à cette femme hier soir en me couchant, parce que ma tête était alors au vernissage de dimanche prochain à Pikinasso, et que j'y reverrai peut-être cette femme qui ressemble à M.
Dans mon rêve, troublé sans doute par la ressemblance de ma compagne avec M, j'avais mélangé, généralisé le passé et le présent en oubliant qu'à la différence de M, cette compagne dans ce rêve, ne m'avait pas dit que nous devions nous quitter un jour... En résumé, j'avais pris ma compagne pour M et étais malheureux en me disant qu'on devait se séparer... Quand j'ai réalisé que ce n'était pas M, j'étais soulagé pour l'avenir de notre histoire...

Ca fait beaucoup de "parce que" et de "peut-être", mais les analyses de rêves ne peuvent qu'en contenir de par l'incertitude inhérente à cette étude. Ce qui est sûr, c'est qu'hier, j'avais pensé à M la soirée, en me demandant encore comment tout cela fut possible. En me demandant comment elle va. C'est tout.
Vite au lit... pour la suite ?


07 mars 01:12
Rock attitude
Revenu du vernissage de Guallino-Poiré à Pikinasso enrichi de conseils techniques et pratiques. Avec encore plus d'envie de faire des travaux. Plein la tête. Il aurait fallu rester une journée pour tout voir des "tableaux poèmes". Je prévois d'y retourner. Je repense aussi à présenter Mlle Flatry au directeur de la galerie. J'aime la convivialité de ces vernissages.
Il reste quelques détails à régler pour la première soirée littéraire de LC dans deux semaines. Et une émission à Radio Cactus jeudi prochain. Mais je me plonge déjà dans la soirée du 26 avec Denis Bretin. Envie aussi de faire une lecture pour une fête vendredi, veille de la fête que j'organise. Lire des poèmes de William Blake et Walt Whitman, envie de me lancer en tant que lecteur.
En pleine révision de mes classiques pour l'expo rock de juillet à la bibliothèque... mais j'en apprends aussi pas mal. Je réfléchis aussi sur le monde de la musique en France. Voyez-vous, si je devais quitter la France, cela ne serait pas pour payer moins d'impôts, mais pour percer. Dans tout ce que j'ai vu (ou subit) hier soir en regardant les Victoires de la musique, je me suis demandé où était la création.
Vu que la plupart des directeurs artistiques des maisons de disques sortent d'écoles de commerce et non d'école de musique, on ne considérera pas Lorie et ses clones comme positivement artistiques.
Boring class heroe... Pourquoi la France d'en bas n'aurait droit qu'à de la daube, y compris en musique? Toujours les même têtes, comme si des lobbies contrôlait le milieu. Ne le dite pas trop fort, mais c'est bien le cas. D'où l'envie de partir. Si j'ai demandé à Sylvie combien de temps elle avait séjourné aux USA, ce n'était pas en toute innocence. Et puis, la vedette de la soirée fut un certain... M, comme pour me rappeler à M.
Pas de doute. Je suis en pleine période rock, blanche. Samedi après-midi, le fondateur de New Rose était invité et j'ai tout aimé. Période cold, j'écoute et revois The Cure. New Order me donne de l'énergie en voiture pour rouler. En couleur.
Demain, je prends du temps pour moi, un peu. Malgré la neige, l'hiver est déjà mort. Des week-end festifs vont s'enchaîner pendant plus d'un mois à LC City...

Le jeu de la mode est un cortège de réappropriations et de masques.


10 mars 22:08
Comme un 1/4 de finale de Coupe des Champions
Les échéances arrivent à partir de maintenant. C'est maintenant qu'il faut faire preuve d'efficacité, de lucidité, de réalisme. Demain, soirée "fête de la nouvelle cuisine" à l'ADACB, où je vais rencontrer et revoir des personnes du milieu artistique et culturel local. Ca tombe bien, j'ai des choses à voir avec certaines. Demain, c'est aussi, en principe, la réponse à ma demande de subvention au Conseil Général. Journée littéraire le 17 à Roanne, invité par Louis du Dé Bleu où je vais rencontrer d'autres auteurs et éditeurs. Soirée littéraire le 19, une seconde avec Denis Bretin le 26... Je suis en train de lire La servante du seigneur en me demandant qui écrit quoi. Je lui demanderai...
La neige fond, derrière, on sent déjà une odeur de printemps, et tout ce qui va avec...
Le travail de cet hiver rude va portait ces fruits.


12 mars 00:00
Entrevues...
Le fait est que depuis plus d'un an, j'écris moins de poèmes. Le tort aurait été de croire que la source était tarie, qu'il fallait changer de source d'inspiration. Mais ce n'est pas cela. C'est au contraire, comme si mon inspiration se diluait dans les nombreuses lectures des autres. J'ai découvert des dizaines de poètes, mais finalement, je me suis perdu. Ce soir j'ai écouté avec émerveillement du Villon et du Rabelais, j'avais plus trop envie de lire Blake et Whitman.
Il est des fois, où il faut savoir parler à soi-même...

Alain :  Tu viens de dépasser les 500 textes dans ton journal. Quels sont les textes que tu préfères ?
LC73 : Un certain nombre de ceux sur M. Ils étaient l'expression d'un sentiment profond, ils ne pouvaient qu'être forts, précis. Ce journal, c'était d'abord le récit d'une descente dans les profondeur de l'amour.
Alain : Et des textes que tu regrettes ?
LC73 :  Ceux sur une certaine personne qui était l'opposé de M. C'est l'histoire que je regrette. Mais je ne peux effacer ces textes, ils font partis de l'histoire générale. Comme les traits d'un visage.
Alain : Des personnes dont  tu envies leurs écrits ?
LC73 : De toutes les personnes que je connais Lune est celle qui a le plus de talent. Tout ce qu'elle écrit est magnifique, coulé d'une même profondeur, une sensibilité extrême. Peut-être plus que Louve Mathieu, mais je connais moins de texte de Louve. Lune, m'impressionnent plus que me rend envieux, car l'écriture c'est une manière de faire jaillir un besoin de s'exprimer... De toute façon, les comparer, c'est comme comparer Chelsea et Barcelone.
Alain : L'avenir ?
LC73 : ...
Alain : Je vois...
LC73 : Moi aussi...
Alain : ...
LC73 : Je suis prêt à vivre en autarcie musicale. Quand j'écoute Nevermind et que je vois dans quelle société on vit, et bien... je continue à écouter Nirvana. Faut être juste un peu plus malin que les nihilistes, c'est ça la subtilité alliée à l'intelligence. Je me demande si une fois mon contrat en cours terminé, je ne vais pas tout envoyer foutre quelques temps. Je crois que je l'ai mérité, vu les trois dernières années que j'ai passé. J'ai envie de profiter de la vie, prendre du bon temps, du temps. Me consumer, comme avant, quand nous étions les rois de LC... retrouver des sensations, pour faire recouler la source.

" il est des mots qu'on peut penser, mais à ne pas dire en société..."
(MP)
(Michel Polnareff)


14 mars 22:55
La Cité des Clés
Le printemps était en repérage. Premier dimanche matin sur la terrasse du Central bar et je retrouve les habitudes plaisantes du "LC way of life". Après deux soirées festives de suite, je me suis bien laissé traîner, autre vieille habitude dominicale. En repensant à vendredi soir et à la François Villon & Rabelais Experience. Encore sous le coup des excès de la veille, ceci associé à une courte nuit. Une balade à Paray a occupé mon après-midi d'hier avec Dido.
Au détour d'une petite route de campagne, nous avons peut-être aperçu des souterrains vers la faille. J'ai pensé à d'autres souterrains, à un autre souterrain. Celui du château de LC. J'ai rencontré quelqu'un l'été dernier qui pourrait exhausser mon voeux de découvrir les entrailles du château. Voir aussi les oubliettes. Les oubliettes, ce sont ces aménagements qu servaient à oublier les gens. Le château de LC est bien sûr le centre historique de la cité. Ajouté au lac, il créé un cadre magnifique. Vue du ciel, cela fait penser à un terrain de baseball dont le château serait la base. Ce fut aussi un point de frontière, jadis...
La Clayette, mais prononcé "La Clette", s'écrivait aussi au fil des siècles "Claete", "Cleete", "Cletia", "Cleeta", Clayeta"... du latin "clavis", la clef... Clef septentrionale de la Bourgogne, au limite aussi du Bourbonnais, Mâconnais, Charollais...
De lointains siècles plus tard, au croisement des années 20 et 30, on inventa en ces terres les grues permettant de construire des ouvrages architecturaux, parmi les plus grands du monde. Ponts, barrages, buildings... LC est à la base de construction, les grues sont les clés de l'expansion vers le ciel des hommes, de la croissance des villes...
LC, ses voitures qui ne brûlent pas en bas de chez vous, ses appartements quatre pièces 75 m² pour 180 euros. Ses alentours vallonnés et verdoyants jonchés de lacs et châteaux. Et puis, quelle ville à part Moscou peut se targuer de posséder une Place Rouge. LC est l'endroit idéal pour se ressourcer. LC sera toujours ma base.
Espère en être le future maître des nuits.

 


17 mars 00:01
Passage en force
Aujourd'hui, c'était Titi qui a remis sa terrasse, au café du Centre. On se réhabitue vite à certaines choses.
Passer l'hiver... J'avais le choix entre un hiver stressant à distance et un hiver d'isolement. Ce choix est une chance, mais la chance, cela se provoque, avec du courage on peut arriver à tout. C'est plaisant de n'avoir rien à perdre. Pas de stress, de déprime.
J'ai changé psychologiquement, mais pas philosophiquement. Je ne dois rien à personne, sauf à M. Je préfère être seul que vivre une histoire inférieure au passé. Ca ne veut pas dire que je ne vivrais pas un jour une belle histoire. C'est comme préférer ne pas être publié que de l'être à compte d'auteur. A propos d'édition, mes retrouvailles avec le Dé Bleu sont reportées d'une journée par la faute d'une rupture de caténaire dans un TGV. Dommage, il y avait du beau monde de prévu pour ce soir, des personnes à découvrir et d'autres à revoir avec plaisir. Ce n'est que partie remise.
Je ne suis pas très concours. Administratifs ou littéraires. Je préfère passer en force...


17 mars 22:33
Les Maîtres de LC (When we were the kings)
Sous le soleil radieux, je suis radieux. Mais ça ne vient pas que de ça. Belle journée en compagnie de mon "conseiller littéraire", Louis. Plaisir de le revoir, de discuter, de déjeuner en terrasse avec lui. L'intéressante petite conférence qu'il donna cet après-midi à la médiathèque de Roanne, devant un parterre d'enseignants fut enrichissante. Et puis commencer cette journée avec lui à Pikinasso ne pouvait que garantir ce sourire de ne me quitte pas depuis mardi. Radieux quand ça concerne un humain, ça veut dire un beau sourire, en plus que de dégager de la chaleur.
Commencer à penser à soit commencera par retravailler mon recueil, mes recueils. Un peu plus de deux cents poèmes, après écrémage, redécoupage, peuvent faire quelques recueils. D'autres projets d'écritures (aphorismes, nouvelles, récits, exercices de styles...) seront aussi repris en main.
Côté arts plastiques, cela suivra son train avec le temps disponible et des expos en vue en guise d'aiguillon. Cousin Pat est du genre à être exigeant avec moi pour que j'expose dans sa galerie. J'aime qu'on soit exigeant avec moi dans ce cadre là, comme en écriture, comme au travail. La qualité, c'est ce que je recherche.
Côté musique, le seul qui ne dépende pas que de moi, où je ne suis pas totalement indépendant, je dois définir ce que je veux faire, puis il faudra trouver la ou les personnes susceptible d'être sur la même longueur d'onde. Bien qu'étant en plein période rock (Rolling Stones 1966-68... ou The Stairs 1990-92), je m'engage dans une voie musicale incertaine, variée (mais pas variété), comme l'ont fait d'autres bien avant moi, explorant des terres inconnues.
Avoir ces 3 éléments qui sont la même expression, sous 3 formes différentes : écriture, musique, visuel. Pouvoir les coordonner, en sortir une synergie.

Un de mes amis, est venu s'installer à LC, il est revenu au bercail. Peu sont restés ici de la bande. Mais un autre pourrait revenir. Je repense de plus en plus à cette feue époque... quand nous étions les rois, les maîtres de LC, du LC intellectuel. C'est plus qu'une résurgence, tout cela reviendra un jour prochain.



The Future is the past


18 mars 23:47
Lithium
Oliver come to town tonight, tomorrow night...
in memories...
péter les plombs...


CONSUMER



entertain us,



here were are now


 



YEAH !



I'm so happy 'cause today I've found my friends...
they're in my head, I'm so ugly, but that's okay, 'cause so are you...
we've broken our mirrors, sunday morning is everyday for all I care...
and I'm not scared, light my candles, in a daze 'cause I've found god
yeah yeah yeah yeah yeah yeah yeahhhhhhhhhhhhhh
I'm so lonely, but that's okay, I shaved my head...
 and I'm not sad, and just maybe i'm to blame for all I've heard...
but I'm not sure, I'm so excited,
I can't wait meet you there...
but I don't care, I'm so horny, but it's okay...
my will is god
yeah yeah yeah yeah yeah yeah yeahhhhhhhhhhhhhh
I like it, I'm not gonna crack,
I miss you, I'm not gonna crack,
I love you, I'm not gonna crack,
I killed you, I'm not gonna crack.
I like it, I'm not gonna crack,
I miss you, I'm not gonna crack,
I love you, I'm not gonna crack,
I killed you, I'm not gonna craaaack.

 

nevermind


20 mars 13:54
Bob's your uncle
Le printemps est arrivé. C'est le printemps qui se ramène. Je ne peux rester enfermé avec un temps pareil. La joie est là en attendant le retour de l'amour. Je me dépêche, je ne perd pas de temps. Profitant d'un levé assez matinal hier, j'ai déjà fait mon dossier pour participer aux Arts en Fête de LC cet été. J'irai conseiller Sylvie demain pour le sien et ferai un autre courrier pour exposer au Salon des Arts de Gueugnon en juin. Je me dépêche et n'ai plus le temps depuis longtemps de retourner à mon jardin, abandonné.
Grand nettoyage en vue. Dans mon corps autant que dans l'appartement. Éliminer les toxines, la poussière. Faire du sport. Deux soirées d'excès, deuxième week-end de suite, longtemps que cela ne m'était pas arrivé.  Encore une balade dominicale, après une première soirée littéraire de LC pas si mal que ça. Content d'avoir permis à des gens différents d'avoir passé une bonne soirée.
Peut-être que c'est bête la superstition, mais pourquoi pas répondre à la demande de Sylvie. On a fait plusieurs nuits ensemble comme frères et soeurs et elle aimerait que je reste dormir à la maison. Ca m'avait porté chance la dernière fois, comme un talisman magique. Je sais, un talisman est souvent magique... J'avais rencontré M peu de temps après. Alors, je me dis...


22 mars 22:05
What a mess I made of my life
En fait, j'ai passé un samedi à courir après le temps. Dimanche, comme les derniers, se fut une sensation profonde d'ennui par le vide. Lundi fut un mélange des deux. Courir en sentant le vide.
Y aura-t-il assez d'argent dans la caisse pour faire les trois dernières soirées littéraires prévues au programme ? Faudra-t-il que je puisse dans les miennes qui sont pas terriblement garnies ? La présidente me lâche et fait la sauvage en plein dans les soirées... le putain de mal de dent d'hier a du puiser de mon énergie... Vivement que tout cela soit terminé.
J'ai aussi passé le week-end pensif face à mon avenir. Avoir passé les trois dernières années, pousser à aider les autres, pour peut-être revenir au point où j'en étais il y a cinq ans. Se retrouver sans rien si ce n'est des expériences. Aujourd'hui, une grosse fatigue purement physique. L'expérience fait que ça va, ça passera. On surmonte la physique morale, on s'en sort, et puis on oubli la fatigue physique qui allait avec. J'étais fier de M quand nous étions ensemble. Pas fier de moi, fier d'elle, de ce qu'elle était.
Malgré le désordre, je reste quand même créatif, j'ai commencé à penser au graphisme de ma prochaine grande mission, ainsi qu'à la conception de l'Expo Rock pour juin. Ecoutant beaucoup les guitares Birds de The Smiths...

Girl afraid
Still ill
Big mouth strikes again


23 mars 22:50
Sète Dream
Une sensation limpide depuis quelques temps. Bouger me manque terriblement. J'ai envie de voir des bateaux. La mer sûrement. Je suis amer sûrement. Je nage en amertume, en profondeur, mais je vois clair. J'aimerai que quelqu'un me pousse dans sa voiture et roule des centaines de kilomètres, pour m'emmener. Envie de partir, de quitter mon port. Cela fait longtemps que je ne me suis pas évadé... depuis juin, la dernière fois que j'ai vu M...



Photos d'une personne seule à une autre personne seule
un soir sur la terre, dans un rêve...


25 mars 00:00
Starlit nights
In starlit nights I saw you,
So cruelly you kissed me,
Your lips a magic world,
Your sky all hung with jewels,
This killing moon,
Will come too soon...

( The Killing Moon - Ian Mc Culloch )


27 mars 00:33
E.T.
A mi-chemin dans la programmation des soirées littéraires... encore deux semaines à être sous tension en souhaitant que ça se passe bien. C'est un essai, sans engagement, en restant très, très réaliste. Mais je savais que cela plairait à des personnes qui n'ont pas baigné dans la culture quotidiennement... alors pour ces quelques personnes, je suis content qu'elles aient passé un bon moment, un moment différent du reste de leur vie.

Pas facile la culture, dans une terre d'agriculture.
J'ai parfois l'impression d'être un extra-terrestre avec ces soirées littéraires.


28 mars 22:05
Le grand bond en arrière ?
Un des objectifs des soirées littéraires de LC était de ne pas faire élitiste. Les deux premières soirées auront permis d'atteindre cela. Tout le monde rentrera aussi dans ses frais : intervenants, association, bar... Bilan positif, pas mal pour une première et pas mal pour une organisation faite d'une seule personne..
Niveau personnel, j'ai écris un poème en rentrant chez moi samedi après la soirée littéraire.

Je pense depuis plus d'une semaine à un grand bond en arrière. Je ne parle pas du livre du même nom de Serge Halimi (et là j'ouvre une parenthèse : 1- je n'ai pas encore commencé à le lire mais c'est pour demain. 2- cela fait longtemps que la lecture d'un livre ne m'a pas effrayé à ce point). Je parle de revenir en septembre à ma situation de 1997 à 2000. Pas de travail, quoique je pourrais être plasticien écrivain musicien à plein temps, et retour à la maison familiale. Je suis prêt à revivre cela, et mieux vaut si préparer si rien ne change, même si j'ai envie que ça change. Ma chambre redeviendra ce petit bunker créatif, et encore plus un laboratoire musical. Chez moi, enfin chez moi, j'aurai tout mes repères pour avancer sereinement, de manière carrée.
Je retourne déjà dans le passé musicalement et plus précisément dans le Manchester époque Madchester, Factory. Très intéressé par le travail de Peter Saville.

Hier, je suis me balader à Gueugnon en écoutant Jeff Buckley. Je savais que ça pouvait me rendre mélancolique, et ce fut le cas. Un superbe album, unique, Grace, comme le résumé d'une carrière, de plusieurs albums, le concentré d'une vie. Amours, envies, frustrations, ruptures, dépendances, nostalgies... mélancolie.
Alors, en rentrant de ma balade, j'ai écouté Moon Safari d'Air. Toujours aussi efficace pour me faire basculer du bon côté de la vie.
Ce week-end de Pacques, à défaut d'être mémorables comme d'autres (2000 victoire en finale de la coupe de la Ligue ;  2004 week-end tellement tendre avec M) m'a permis de cibler avec plus de précisions la musique que j'ai envie de produire. Laboratoire, expérimentation, couleur années 70, chaleur, plénitude... Là aussi, un grand bond en arrière...


29 mars 22:10
Le Grand bazard
J'avais dit que je ne parlerai plus de politique... mais vraiment... j'ai mis le doigt sur un truc.... trop c'est trop. Je commence enfin la lecture du Grand bond en arrière de Serge Halimi. Et j'ai un peu peur. J'avais avant les premières pages, écrits quelques notes...

Quand j'ai entendu parler de la loi Fillon, j'ai eu envie de partir en Suisse ou aux USA, en pensant à l'avenir. En gros, en délaisse l'enseignement musical, artistique, sportif, et même économique... Faudrait pas que les jeunes, en étudiant les sciences économiques découvrent le pot aux rose ou... qu'il y a une alternative à la mondialisation ?
On nous informe de ce que l'on veut nous informer. Les multinationales sont aussi multi-sectorielles. Ceux qui possèdent les plus grands groupes de médias possèdent aussi les plus grands groupes industriels, ou sont du moins liés avec. Murdoch, Berlusconi, Warner...
L'AMI est notre pire ennemi. Un système qui génère des inégalités, de la misère. Mais... l'intérêt de l'individualisme est de régner par la division. Plus il augmente, moins il y a de solidarité et de risque de révolte. Pour ce deuxième point, on peut aussi penser à la baisse de la réflexion générale créée par le niveau du contenu éducatif et celui des médias. Le fameux abrutissement...
Et si le but des grands de ce monde était d'amasser assez d'argent pour construire un vaisseau spatial assez puissant pour les emmener sur une planète où il fera meilleur pour survire, loin de notre Terre qu'ils détruisent peu à peu ?

Le grand bazar, peut-être le meilleur film des Charlots.

J'ai peur mais j'y vais...


31 mars 00:05
Notre musique
Alors que depuis des semaines j'ai de nouveau envie de remonter un projet de conception musical, que je prends des contacts en vue de trouver une collaboration... alors que je sonde énormément de sons tel un chercheur, que j'écoute d'anciens travaux de Jean-Michel depuis lundi soir...  alors que je viens de réécrire mon parcours musical, que je repense avec regrets à tous mes anciens projets non aboutis, voilà que Mathias m'a écrit aujourd'hui.
Avec lui et avec Alex et Pierre, nous avions formé Flair au début de 1996 à Dijon, et ce qui fut mon groupe le plus productif, avec quatre titres écrits et composés en quelques semaines. Et puis, c'est venu, ça a claqué dans l'air comme un coup de tonnerre : FLAIR. Notre groupe s'appelait Flair, même si je pensais le nom encore perfectible. Moi ou quelqu'un aurait trouvé mieux, non ? Un nom qui sonne, qui... claque... dans l'air... AIR. Et si on était devenu Air ?! Et si on avait fait cette première partie de Kelly Deal 2000 ? Et si on avait continué à composer, à travailler sur le même rythme? J'en connais qui, du côté de Versailles, auraient changé de nom. Regrets amplifiés.
Peut-on concevoir vraiment de la musique en ayant en même temps un travail à temps complet ? Je me heurte à cette problématique depuis des années.
Demain, j'ai rendez-vous avec Jean-Michel pour parler musique.


31 mars 20:50
Vicious streak
Avec Jean-Michel à midi, partant pour une discussion sur des pistes musicales un peu général, on en est finalement venu à évoquer une éventuelle expo de ses planches de BD à la bibliothèque avant que mon contrat se termine. Cela pourrait être sympa comme expo finale.
Hier, un ancien membre de mon feu groupe Flair retrouvait ma trace. Matthias m'a de nouveau envoyé un courrier aujourd'hui. Il me dit que son groupe  Austin, qui a fait suite à Flair, continue toujours. C'est bien. Et s'il venait jouer ici ? Austin, ça sonne bien...
Dans le journal de ce matin, un long article sur un des contact de musiciens qu'on m'a donné. Quelqu'un qui fait de la musique électroacoustique. Une personne que je me dois de rencontrer au plus vite.
Une série de petites coïncidences qui m'attire encore plus, comme un signe, dans des rêves...
Loin d'un soir à Sète, il y a deux ans, un soir d'une belle histoire...


31 mars 23:27
Il était une fois
                                      .... toi et moi
                                                     n'oublie jamais ça
                                                                toi et moi !!!
Depuis que je suis loin de toi,
                                            Que tu es loin de moi
Je pense à toi tout bas
                                    Tu es à quatre heures de moi
Je suis à des années de toi
                                            C’est ça être là-bas
La différence
C’est ce silence
Parfois au fond de moi
                                        Tu vis toujours au bord de l’eau
Moi quelquefois dans les journaux
                                                            Je te vois sur mes photos
Et moi loin de toi
Je vis dans une boite à
musique
Amère et nostalgique
Je vis en utopie
La différence
C’est ce silence
Parfois au fond de moi
La vie n'est pas toujours belle
Et je te reste fidèle
Qui peut dire l’avenir
De nos souvenirs
Oui, j’ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
L’amour c’est fait de ça
Il était une fois
                    Toi et moi
                                        
                   N’oublie surtout, s'il te plait,  jamais ça
                            Toi et moi

M...
Je pense à toi tout bas...

.... Quand j’entends ces chansons,
            Je pense aux jours anciens,
                    Où nos vies ne faisaient qu’une,
                            Nos corps ne faisaient qu’un
                                        Toi, tu mettais tes mots joyeux,
                                                Sur cet air familier,
                                            Et jamais, depuis ce temps,
                                    Je n’ai pu l’oublier
                            Où les dièses et les bémols
                        Chantaient une harmonie,
                Chaque fois que je les entends,
            Le passé me sourit.
Mais un soir, tu es partie,
Pour un autre musique,
Me laissant sur une note,
Amère et nostalgique.
Le temps n'a effacé
Tes traits dans ma mémoire,
Elles sont restées les chansons
Qui disaient notre histoire
Où trois notes suffisaient
Pour faire une symphonie.
 
Quand la musique est finie,
L’amour s’arrête aussi ?



suite
 
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